07 septembre 2012

Aria McLenson

Voilà près de 27 ans que j'habite Helvy, un petit village situé au sud de la Nouvelle-Orléan. Si petit qu'il ne figure même pas sur la carte du pays, et si petit bien sûr que tout les habitants se connaissaient dans les moindres détails, et c'est peu dire croyez-moi. Il y avait d'abord la mère Beth qu'on savait tous frivole, notamment avec le boulanger de la place Martial. Elle avait beau être mariée depuis plus de 50 ans, elle n'en ressantais pas pour autant le moindre scrupule. Contrairement à sa femme qui était d'une forme olympique impressionnante, Mr Malt était sourd depuis quelques années maintenant, et était forcé de se déplacer en fauteuil. Le pauvre monsieur ne comprenait plus rien, on pouvait s'y prendre à plusieurs reprises pour lui faire comprendre quelque chose, il terminait toujours ses phrases par la même réplique "- Ma Beth, ma Beth! Elle qui prend si bien soin de moi, mon doux joyaux, sa douce voix.." Il ne finissait jamais cette phrase. Je savais qu'elle en était la suite, mais ces mots étaient trop imtime pour un vieillard de 80 ans qui a passé sa vie à commander ses employés sur des chantiers. Il avait les mains si travaillées qu'on aurait cru qu'elles avaient le double de son âge. Tout les habitants d'Helvy savait pertinemment que le viel homme était trompé, mais qui aurait eu le courage de le lui avouer, lui qui n'était même plus capable de s'occuper ni de ses jambes, ni de son chat.

J'avais récupéré Mystic par bonté de coeur, Mr Malt avait été un grand homme pour mon père avant son accident. Depuis, j'avais appris que la voiture de mes parents avait été volontairement trafiqué, de manière à ce que les freins n'aient que l'air de marcher. C'était un jour pluvieux de Février, l'époque où aucun oiseaux ne chantent, et où les feuilles refusent de renaîtrent. Ils étaient en route pour le mariage de ma grande tante Marise, dans le centre de la Nouvelle-Orléan. Il était écrit dans le rapport de police, non pas que j'y ai eu accès mais il m'a suffit de fouiner dans la tête du Sherif Bud pour l'apprendre, que la voiture de mes parents avaient glissé sur la chaussé au niveau du pont qui sert à quitter la ville, et que, faute de réflexe (et de freins surtout) mon père n'avait pas su la re diriger. Elle avait donc filé tout droit dans le fleuve qui traversait Helvy. La pression de l'eau de les portières de la vieille Covert de mon père était telle qu'elle les avaient empêcher d'en sortir, condamnés alors à mourir noyer une fois la voiture engloutie par le courant. Le médecin légiste avait affirmé à ma grand-mère que son fils avait succombé après une rupture d'anévrisme. Mon frère et moi étions trop jeunes à l'époque pour penser que quelqu'un voudrait du mal à notre famille, mais j'avais pourtant senti que le médecin ne disait pas totalement la vérité, il y avait cette vague odeur de honte qui flotter dans l'air, et elle n'émaner certainement pas de Granny.

Ma mère était une belle jeune femme blonde à l'allure de danseuse, sûrement la raison principale pour laquelle mon père avait tant voulu l'épouser. Elle se déplacer comme un ange et avait la grâce d'une nymphe, et malgrès la jalousie intense qu'elle avait pu renssentir envers mon père pour l'amour qu'il me portait, elle m'aimait, du mieux qu'elle pouvait. J'ai toujours su qu'elle avait préféré mon frère Mikaël, mais je ne me suis jamais laissé dépasser par la jalousie, car je savais que mon père avait tout fait pour combler se vide qu'elle avait creusé en moi. J'aimais ma mère, j'avais tellement voulu lui ressembler qu'un jour je m'étais habillé avec son costume de ballerine, celui avec lequel elle avait passer son examen de danseuse étoile. Elle avait beau avoir échoué, elle n'avait jamais pu se resoudre à s'en séparer. Ce jours-là, quelques semaines avant l'accident, j'avais emprunté un vélo à ma camarade de classe Lucy, et j'étais partie rejoindre mon père à toute vitesse à la caserne pour lui montrer comme j'étais belle. Sur le chemin j'ai heurté une bouche d'incendit, et je me suis littéralement écrasée face contre terre, le costume de maman enduit de boue et de cambouis. J'ai eu tellement peur des conséquences ma chute sur l'ensemble fétiche de ma mère, que je me suis réfugiée chez ma grand-mère, la suppliant de me garder chez elle quelques jours. J'avais 8 ans et j'étais encore pleine d'espoir. Je voulais que mes parents aient suffisamment peur de m'avoir perdu, pour que ma mère finnisse par en oublier se maudit ensemble. Ma grand-mère m'avait juré qu'elle allait m'aider à racommoder l'habit de danseuse, si en échange je racontais toute la vérité à mes parents. J'avais fini par accepté, obligée à un moment donné de revenir sur terre. Ma grand mère m'avait alors ramené quelques heures plus tard, après avoir séché mes larmes et concocté un bon chocolat.

En arrivant, ma mère m'attendait dans la cuisine, assise à sa place, un verre de Gin Tonic à la main. Mon père me souriait, un sourire qui se voulait rassurant je crois.

  • Où es-tu aller traîner encore? Intorrogeat ma mère.

  • Ne vous en faite pas Elisabeth, Aria est venue chez moi pour me tenir compagnie. Je crois qu'elle a quelque chose à vous dire.

Ma grand mère me fit les gros yeux avec cette air toujours chaleureux qui m'étais si familier. Ma grand-mère nous avait fait emménager chez elle après la mort de nos parents, et nous avait alors élevé comme ses propres enfants.

  • Je suis aller faire du vélo pour aller voir papa à la caserne. Avouais-je penaude après quelques minutes de silence bien trop pesante.

  • Pour quoi faire ? Et d'où viennent ces egratinures sur tes genoux? Renchéri mon père, toujours tès souriant et très serein.

Je pouvais d'ici sentir la colère de ma mère montait en elle, elle essayait cependant de faire preuve d'indulgence car elle m'avait trouvé plutôt triste ce soir là, habillée comme une sans abris vêtue un tee shirt bien trop grand pour mon corp d'enfant. J'ai alors pris mon courage à deux mains et me suis lancée. J'entendais d'ici Mikaël rire du ridicule de la situation dans laquelle je m'étais encore fourrée.

  • Je voulais lui montrer comme j'étais belle dans le costume de maman.

J'ai raconté toute l'histoire à mes parents avec le regard approbateur de ma grand mère qui me soutenait. Deux contre deux, ça pouvait être jouable. Puis, après une seconde de réfléxion, ma mère se dirigeat vers moi avant de lancer :

  • Bon dieu! Je me suis fait un sang d'encre tout ça pour un fichu costume ! Aria, je me demande si parfois tu pense à autre chose qu'à toi !

Son ton se voulait rassuré mais j'avais été plus blessé qu'autre chose. Elle me gratifia d'un baisé sur le haut de la tête, mon père m'embrassa à son tour mais cette fois sur la joue avant de nous envoyer au lit tout les deux. Une fois dans mon lit je n'avais pas pu me décider à dormir, et je n'avais jamais oublié cette histoire. Ma mère m'aimait, mais elle ne l'a jamais fait comme je le voulais, comme j'en avais besoin. C'est un des dernier souvenir que j'ai de ma mère. Elle, assise à sa place, son verre de Gin Tonic à la main.

 

 

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