24 novembre 2011

Lil' ghetto boy

 

Mon égoïsme me portera atteinte jusqu'à la fin du film. Je perd mon calme et je perd la voix quand je veux penser aux autres, les autres. Ces gens qui ne me regarde plus, ces autres là qui ne voit que le schéma d'un dessein en réalité bien plus profond. Et comme un soldat je pars de l'autre coté du No man's land, là où personne ne sait, là où personne ne sent. On me dit que l'altruisme sauvera mon ame. Mais pas mon corps. Plus j'y pénètre et plus le temps est long, et je sers la main à la pénombre qui a fini par me rejoindre. Ça sent de plus en plus mauvais ici et il y a sur la route, sur se sol sale et vieilli, une rangé de chiffres qui décompte la fin de notre ignorance. J'ai déjà mal aux jambes, et le vent sent la poussière. Sa voix ressemble à celle des enfants qui pleurent et qui ont froid, ceux qui refusent de voler la chaleur des autres, ceux qui réfutent la morale. C'en devient vraiment heurtant, mes mains saignent depuis déjà 10 minutes et ce fusil est devenu trop lourd. En vidant son chargeur sur les oiseaux déjà mort je fus prise d'une idée, une idée claire. Je ne verrai jamais la lumière de l'autre côté, je n'entendrai jamais la voix de l'innocence et de la justice, je ne reverrai plus jamais de sourire sur le visage malade de mon frère. Je n'ai gardé qu'une balle et me suis assise sur la misère et la mort.

Posté par itdoesntmatter à 19:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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